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(POLITIQUE) Plaidoiries au nom de la démocratie sénégalaise

Posté par: Souleymane Thiam| Mardi 01 novembre, 2016 00:11  | Consulté 4351 fois  |  2 Réactions  |   

Un livre, fruit d'une série d'interviews accordées par le président François Hollande et publié sous le titre « Un président ne doit pas dire ça », a soulevé un énorme tollé en France récemment. On serait bien inspiré de produire une version sénégalaise en titrant « Un président ne doit pas faire ça ». Deux faits majeurs peuvent être convoqués pour cette perspective.

Le premier a eu pour cadre l'inauguration du tronçon de l'autoroute à péage ralliant Diamniadio à l'Aibd, l'aéroport de Diass. A l’occasion, le président de la République a fait un bout de chemin sur la nouvelle voie, au volant d'un véhicule, s’arrêtant notamment à un point de paysage. A ses côtés, sur le siège passager, il y avait son Premier ministre.

Deux parmi les plus hautes personnalités de la République dans une même voiture ! Quel beau coup de com'. On n’a cependant pas manqué de se projeter sur le fait d'exposer le président et son principal collaborateur...Imaginez simplement…

Le président brille par un style iconoclaste depuis son accession au pouvoir, mais là forcément, on se rappelle ce qui se fait dans les grandes démocraties, statut dont le Sénégal est digne. Aux Etats-Unis par exemple, il est notoriété que tout est fait afin que le patron du Bureau Ovale et son Vice-président ne se retrouvent pas en même temps au même lieu. Ou tous les deux en même temps hors du pays.


Un autre acte est le récent voyage du président en Pologne, du 26 au 28 octobre, pour un forum économique (photo). Il a été raté l'occasion de marquer un énorme coup contre son opposition regroupé au sein de Manko Watu Sénégal. Cela aurait été en invitant le coordonnateur de ce regroupement, lequel est considéré comme « le plus polonais des politiques sénégalais ». El Hadj Malick Gakou en l'occurrence, patron du Grand Parti et ancien ministre, a fait ses études en Pologne et y compte des partenaires professionnels. L'inviter aurait forcément ouvert des portes, même de courte destination après…Mais surtout, le président aurait apporté la preuve, si encore besoin, que, malgré les divergences de vue et le jeu, normal en démocratie, du bras de fer pouvoir-opposition, seul l'intérêt national lui importe. Que ce dernier doit primer. Et que cela passe aussi par l'association de toutes les ressources. Un refus de Gakou à cette invite l’aurait laissé prendre pour un antipatriote, peu soucieux des intérêts du pays qu’il nourrit l’ambition de diriger. Pour un coup médiatico-politique, ça aurait été celui à commenter sur des décennies…

En France récemment, Hollande justement a reçu ses plus farouches opposants, Nicholas Sarkozy et Marine Le Pen, entre autres, pour discuter de questions d’intérêts nationaux...

 L'auteur  Souleymane Thiam
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Souleymane Thiam
Blog crée le 07/12/2011 Visité 644094 fois 118 Articles 4181 Commentaires 19 Abonnés

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